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samedi 19 août 2017

Allah est-il contre Dieu ?


Le temps est sombre, Peuples de foi de la terre ;
Des hordes belliqueuses d’orient déferlent,
Ravagent des pays entiers ; détruisent les mémoires,
Violent les civilisations et les populations,
Disent qui est bon ou mauvais croyant,
Sacrifient sur l’hôtel ceux qu’elles nomment martyres
Aux motifs qu’elles sont du bon rivage,
Et  disent la vérité d’Allah.

Des terres du Nord de la terre ou de l’occident
A coup d’explorateurs, de missionnaires, des capitaux,
Des colons et d’esclavagisme, les troupes disent avoir le pouvoir,
Colonisent pour leurs intérêts, dominent les esprits,
Arrachent des mains des fils du pays les pouvoirs,
Les redistribuent aux autorités crées de toute pièces
Pour mieux dominer, au détriment des pouvoirs millénaires
Des civilisations africaines et sans honte,
Disent qu’ils apportent la vérité de Dieu.

Le mal d’orient a surgi et jusqu’en occident terrorise ;
Il a pénétré les sociétés entières, reconfiguré les cultures
Pour faire de chaque individu, le siège de l’idéologie du mal
L’agent, le guerrier, cet exécuteur qui, sans humanité  égorge
Ceux qu’il accuse de  mécréance.
En idéologie et en pratiques, ces hordes ont envahi l’Afrique ;
La pauvre Afrique, dans sa subsaharienne contrée, est gangrenée,
De son Est et de son Nord, des régiments y sèment la mort
Avec un déconcertant mépris, et se sont donnés entre autres motifs
Qu’ils ont affaires aux Noirs.

Pauvre Afrique ! Son Nord, est de son ensemble détaché,
Pour être érigé en Maghreb « islamique » avec l’aval des Etats
Qui par- là, intègrent l’orient envahisseur,
Asservissent les civilisations d’Afrique, travestissent les pensées
Et renforcent les dominations malfaisantes sur la pauvre Afrique.

L’orient est malfaisant par ses hordes et son idéologie certes !
Les pays du Nord de la terre  par d’autres cortèges dominent une Afrique
Mille fois infantilisée, vendue au plus offrant et donnée au plus  persuadant
Par ses fils et filles gagnés par la fièvre du pouvoir et de la richesse.
A coup des menaces, d’astuces et de cadeaux, le Nord,
A cause de Dieu, et pour Dieu, offre le pouvoir et la fortune
Aux Princes régnant  mille et un bénéfice,
Et s’ils les ont déjà, créent de nouvelles royautés bien obéissantes,
Pour mieux dominer les âmes et les pays de la pauvre Afrique.

Dieu ou Allah ; comme il doit regarder tout cela avec peine.
Qui peut dire, affirmer avec  cette vérité qui n’est pas celle de l’humain,
Qu’Allah ou Dieu lui a expressément ordonné de conquérir les pays,
De  détruire les civilisations et les pays, de terrasser les peuples,
De dépouiller les peuples de leur culture et de leurs fortunes,
De faire des esclaves, de séquestrer et vendre la vie,
Et de violer en son nom ?

Africains ; vous Africains ; Allah est-il contre Dieu ?
Où est-ce qui emmène dans vos  terroirs les hordes du nord et d’orient ?
Vous qu’elles ont assujettis, asservis et dominent encore
Par l’idéologie, les biens matériels et monétaires ?
Et comme le fils menteur voulu donner à Jésus un pouvoir
Qu’il n’en avait pas, eux aussi vous proposent
Celui que par votre peuple, vous avez déjà,
Mais que par manque de vérité envers vos citoyens,
Et pour le garder indéfiniment, vous leur vendez la substance,
Et ainsi, ces régiments pervers venus d’ailleurs sont vos maîtres.

Africains d’Allah et de Dieu, vous faites la chasse à ceux d’entre vous qui,
A l’authenticité africaine est resté fidèle ;
Ils sont irréligieux dites-vous ;
Ils sont à bannir de la surface de la terre, criez-vous ;
Etes-vous dans la certitude de la vérité d’Allah ou de Dieu ?
Et votre agir obéit-il à la rectitude ou à la règle de la véritable foi ?

Et vous, sujets africains de l’authentique civilisation ;
Vous aux incrédulités connues ;
Vous ignorez même jusqu’à vos croyances qui élèvent ;
Qui élèvent à la plus grande des saintetés, et donnez cours
A la vie rythmée par l’idéologie et les pratiques des sortilèges.
Par calcul ou ignorance vous êtes d’une grande naïveté ;
Quémander est votre caractéristique ;
Regarder sous la table alors que tout est au-dessus, vous est naturel.
Lorsque les mains sont tendues,
La vôtre, parce qu’elle est quémandeuse, est toujours en dessous.
Quand sera-t-elle au-dessus parce qu’elle donne, même les ordres ?

Orient, Occident, pays des terres du nord de la terre,
L’homme d’Afrique sur l’échiquier est un pion ;
Seul  votre fortune compte et Dieu un système de domination.
Africains de la pensée d’Allah ou de Dieu ; comparés à ceux qui,
D’orient, d’occident ou des terres du nord de la terre,
Etes-vous  plus justes et gens de bonne foi ?
Et vous qui êtes de l’authentique africanité ;
Que vous offre le monde des sortilèges ?
L’Afrique n’a-t-elle pas une spiritualité qui enseigne le bonheur ?
Et l’être suprême  immanent  qui fonde la foi de l’Africain
N’est-il pas à considérer ?
Et le temps de la clarification  n’est-il pas venu ?

le 09 juillet de l’an 2017

jeudi 29 juin 2017

Comment être démocrate au Cameroun ?

Des anglophones jugés ;
Soyons sérieux…!
Des terroristes ? Qui le croira ?
Des Citoyens exaspérés ? Certainement !
Des Patriotes ? Qui en douterait !
Démocrates ? Sûrement !
Ont-ils combattu la République ?
Ou ont-ils seulement interpellés les pouvoirs !
Est-ce une faute d’interpeller les pouvoirs ?
De dire qu’il y a de l’injustice ?

La frustration est là ;
Sans doute l’injustice aussi !
Qui le nie ?
Et le monde ne sait-il pas ?
Ou ne regarde-t-il pas le Cameroun ?
Leur délit donc….
La démocratie ?
Ou parce qu’ils sont téméraires ?
Alors comment être ; être Démocrate,
Être démocrate au Cameroun,
Au Cameroun, ce beau pays ?

Cameroun ! Cameroun !
Comme il y est frustrant de ne pas être écouté ;
Comme il y est grand d’être coupable innocent ;
Comme il y est beau d’être le héros de la liberté.
Ces citoyens accusés d’anglophonie,
Victimes expiateurs
De cette justice, rituel quémandeur du pardon du peuple,
Qu’à cause de leurs inexactitudes les pouvoirs jugent.

Les Anglophones ! Victimes expiatoires,
La justice en fera des Martyres ;
Ceux de la nation camerounaise.

Daniel Tongning

Paris, 29 juin 2017

lundi 24 avril 2017

La Belgique, bonjour à toi  



La Belgique, le pays plat de Jacques Brel ;

La Belgique ; pays aux belles histoires ;

La Belgique,  cette merveille au croisement des Europes ;

La Belgique ;  le Royaume de Belgique,

Ce België et Koninkrijk België,

Ou encore Belgien et Königreich Belgien,

 Est ce  pays d'Europe de l'Ouest,

Bordé par la France, les Pays-Bas,

 L’Allemagne, le Luxembourg et la mer du Nord.


Belgique,  monarchie constitutionnelle,

Monarchie fédérale à régime parlementaire.

Un des fondateurs de l'Union européenne

 Qu’heureuse Bruxelles accueille les principales institutions :

Le Parlement,

Le Conseil de l'Union européenne,

La Commission européenne,

Ainsi que  l'OTAN.


La Belgique,  à mi-chemin entre l'Europe germanique

 Et l’Europe romane,  abrite principalement

 Les néerlandophones,

 Membres de la Communauté flamande  

Les francophones,

Membres de la Communauté française.

 Et compte également un petit groupe

Bien connu de germanophones.


La Belgique, ses deux plus grandes régions belges sont :

 La région néerlandophone de Flandre au nord

 Et la région francophone de Wallonie au sud.

La Région de Bruxelles-Capitale, bien bilingue,

 Est une enclave dans la Région flamande.

La Communauté germanophone s à l'est de la Wallonie,

Est bien jolie.

 La diversité linguistique de la Belgique

Et ses conflits politiques connexes

 Reflètent l’histoire politique du beau royaume

Et son système de gouvernement complexe.

Ah la Belgique, la tendre et complexe Belgique

Bonjour à toi que j’admire.


samedi 14 janvier 2017

Quand le Soleil se lèvera

Je serai là quand le soleil se lèvera,
Je serai là quand le matin sera là,
Je serai là quand le soir viendra,
Et serai là lorsque, du soleil,
le jour prochain s'habillera,
Et ce sera le témoignage d’une vie d’amitié bue.

Je serais là seulement si du lieu où il est
La vérité veut bien que comme il est le créateur,
Je sois là comme il voulut que le temps qui passe
Me vît en témoin de son action
Et que sûrement, il me vit et peut témoigner
Qu’il m’a bien vu et que je l'ai vécu.

Je serai là pour témoigner que vous mes amis,
Nous avons, sans nous voir, dit et échanger  des amitiés
Avec des "j'aime" et des propos bien amicaux
Et que des sujets sur le monde furent bien exposés
Pour que chacun du monde et des jours qui passent
Dise des choses de la vie des propos qui instruisent.

Je serai là seulement  si celui qui fait la vie, la donne,
Et permet que nous en bénéficions veut bien,
Puisque la question se pose moins souvent,
Et que bien souvent aussi, de cette vie,
On oublie celui  de qui on la tient.

Je serai là, ce soir, demain, pour témoigner,
Et seulement s’il veut bien,
Pour dire que j’ai aimé ; que je vous ai aimés,
Et que, comme je vous aime, vous avez mon amitié.   


D.TONGNING

samedi 12 novembre 2016

Grandeur du Cameroun

Parler de la grandeur  du Cameroun, c’est  relancer l'idée de conquête d'un empire de liberté et d’autonomie dans un contexte de compétition internationale oppressant pour surmonter cette crise morale qui le touche. Ses dirigeants doivent s’inspirer de ces grands hommes qui voulurent son indépendance et son développement autocentré, et qui seront  les artisans de cette politique fondée sur  un patriotisme mobilisateur des énergies conçu comme le dépassement du nationalisme blessé.
Comme les nations ne sont grandes que par l'activité, il faut dire que  l'idée que le Cameroun doit refaire sa grandeur doit être précisément d'incarner " le peuple élu" de la liberté, d’ autonomie,  et d'avoir vocation à porter l'idéal de diffusion de la pensée camerounaise partout dans le monde. L’idée ici est à la fois politique et morale.
A cet argument politique et moral, doivent naturellement s'ajouter des raisons économiques et géostratégiques.  Les autres ensembles économiques dans le monde  doivent lui fournir des débouchés dans un contexte économique de surproduction,  de montée du protectionnisme ou d’ouverture. Le Cameroun  doit aussi se constituer un réseau d'escales et de ravitaillement pour ses navires.  C’est dire que ce pays doit être une société industrielle, une puissance maritime, et aérienne ou spatiale. I doit maitriser le minimum nécessaire à la défense de ses intérêts.

Le Cameroun doit donc  avoir et développer  une grande politique internationale  en Afrique centrale, de l’ouest, en Asie mais aussi en Amérique du et du Sud.  Il est vrai qu’en Afrique Centrale, il est comme une Ile qu’on rejette par peur de son hémogénie et ses relations avec le Nigéria bien complexes. Mais le Cameroun sera une puissance respectable s’il s’appuie sur son potentiel social, économique, stratégique et diplomatique.

Daniel Tongning

dimanche 2 octobre 2016

Le pont de Nfo’o Nong à Baleveng

 Lorsqu’il descendit du bus qu’il prit à Dschang et qui se dirigeait vers Mbouda, Messa Mo’oh  laissait des voyageurs qui allaient à Mbouda pour les uns et à Bafoussam pour les autres. Descendu du bus, il était devant le dispensaire Saint Kisito. En face, de l’autre côté de la route, il y avait une boutique. On pouvait s’y approvisionner en toute sorte de denrées. C’était bien parce qu’il était au carrefour Fogah.
Il fit quelques achats, du pain en bonne quantité. Il demanda son chemin au Boutiquier. Il voulait aller à Tchouetouh mais devait s’arrêter à Mengnhè (Mingné) pour voir un ami.
Vois-tu, lui dit le Boutiquier. Prends la rue qui monte vers la Mission Protestante. Juste à cent ou deux cents mètres, tu as la route qui va à Tchouétouh. Avant, tu vas traverser la rivière Nkoh Sohk, tu vas monter la côte des soghk, et une fois au sommet, ne prends pas la route qui va à Ndzag mais celle qui te dirigera vers Mengnhè. D’ailleurs il y a une petite plaque qui indique la direction de l’Ecole publique de Mngnhè (Mingné). 
Tu vas descendre vers la rivière Nfo’o Nong. Quand tu auras franchi le pont, tu suivras la route jusqu’à Mèh Kem Tsoboug, Chef-lieu et centre du quartier. L’école sera un peu plus haut et toujours sur la route vers Tchouétouh.
Le pont de Fo’o Nong a une histoire que peu des gens connaissent mais qui est enfouie dans les mémoires des plus anciens. Nfo’o Non c’est en premier lieu un grand lieu dans la spiritualité des habitants de la contrée. C’est un sanctuaire, le lieu de vie d’une divinité dans la mythologie Baleveng. Un temple est érigé non loin du cours d’eau qui porte le nom de Ndou Nfo’o Nong. Le temple que nous avons vu dans notre enfance quand, accompagnés des parents, nous allions au marché du centre Baleveng était couvert de paille, chaume du pays. Devant le temple il y a une cours toujours propre où avait lieu les cérémonies. Tout autour du temple, il y a un bois que nous appelions forêt de Nfo’o Non.  La portion de route qui descend jusqu’à la rivière a toujours été bien entretenue et jamais, je ne l’ai vue dégradée.
Le Pont, était comme partout fait de bambou raphia. Dans les années 1957-1959, lorsque Papa Tayo Joseph apporta une cargaison des tôles et des chevrons pour faire les toits des maisons qu’il construisait chez lui à Mengnhè, il dût les déposer chez MenKem à Ndzag de l’autre côté de la rivière. Il fallut mobiliser les écoliers de Ndzag  et les familles de Mengnhè pour transporter cette cargaison à Mengnhè. Papa Tayo joseph regretta l’absence d’une route pratique qui eût pu permettre au camion de venir déposer les tôles à la maison. Dans les mêmes années, Nkem Tsoboug, notable et prince-régnant de Mengnhè, Officier de Police de profession, était propriétaire d’un camion et lors de ses vacances résolut de faire construire un pont sur la rivière Nfo’o Nong pour permettre aux voitures d'aller  jusqu’à Mengnhè.
Il sensibilisa les notables voisins dont la route Mengnhè-Nkoh Sohk traversait le territoire sur la nécessité de faire une route praticable par les automobiles et mobilisa les hommes et les femmes de Mengnhè pour donner au chemin le gabarit d’une route et le premier pont à Ndou Nfo’o Nong fut construit en 1958-1959. C’était un pont en bois. Le camion pouvait venir jusqu’à Mengnhè. Dans la même période, Moh Kemtio, le Prince-régnant de Mengnhè-Kemtio traça la route Mengnhè-Ndzag. Le camion pouvait emprunter cette route et traverser la rivière Nfo’o Kezang grâce à un ingénieux ajustement des pierres.  Le pont sur de Fo’o Kezang sera construit que vers les années 1970-1980. Lors de la guerre d’indépendance, de fin 1959 à 1962, le pont de Nfo’o Nong ne servit plus aux voitures et se dégrada. Il sera reconstruit sous la houlette de Moh Kemtio comme le fut celui de  Nkoh Sohk. Il est vrai Monsieur Jean Toko, connu aussi sous le nom Kemzang Fokoh réhabilitera le pont de Nkoh Sohk lorsqu’il reprendra la construction de la route qui va de Ndzem tôh Kemzang Fokoh à Suèh-Lahk ou Baleveng centre.
Aujourd’hui, Mengnhè qui se souci du pont de Nfo’o Nong a remarqué la dégradation de cet ouvrage. S’il devient impraticable, il isolera Mengnhè et les populations desservies par la route Nkoh Sohk-Tchouétouh par Mengnhè. Aussi, le Comité de développement de Mengnhè a saisi les autorités de Nkong Néh (Kong-Ni).  
Messa Mo’oh, après avoir écouté les indications du Boutiquier qu’on nomme Mo’oh Sa’ah, s’engagea dans la rue qui conduit à l’école Protestante du Centre et à quelque cent ou deux cents mètres prit à gauche la route qui le conduira à Tchouétouh en passant par l’école publique de Mengnhè. Lorsqu’il traversa le pont de Fo’o Nong, il ne pouvait dire l’histoire de cet ouvrage entouré par une végétation exubérante et surtout des palmiers raphia dont le rôle dans les arts architecturaux et culturels a toujours été primordial. Vous aussi, quand vous traverserez le pont de Nfo’o Nong, demandez-vous quelle est son histoire et le rôle que les populations de cette partie de Baleveng jouèrent pour qu’il fût.

jeudi 28 avril 2016

Avec le Chancelier Peter Agbor Tabi

L’intérêt pour la grandeur du Cameroun voulut que je rencontrasse le Chancelier Peter Agbor Tabi avec qui j’étais en relation à la demande du Professeur Maxime Haubert, Directeur de l’IEDES Paris -1 qui avait souhaité que l’IEDES ait des relations de coopérations avec l’Université de Yaoundé. Un accord avait été négocié et la réorganisation de l’Université de Yaoundé allait modifier la donne. Un mois d’octobre, alors en voyage au Cameroun je me présentais à la Chancellerie de l’Université de Yaoundé pour prendre rendez-vous. J’apprenais séance tenante que Peter Agbor Tabi n’était plus Chancelier mais Recteur de l’Université de Yaoundé-I. Je voyais ma mission se compliquer, mais je voulais rencontrer l’homme avec qui nous avions négocié un accord de coopération universitaire et de qui je reçu pour l’IEDES une réponse favorable pour deux prestigieuses institutions. 
Pour moi, originaire du Cameroun, la mission était exaltante. Pour l’IEDES Paris -1, une bonne chose car en effet, l’Institut voulait, à la fin de sa coopération avec l’Université Marien Ngouabi de Brazzaville, avoir un partenaire en Afrique Centrale. Membre du Conseil d’administration de l’IEDES, et pour l'intérêt de l'IEDES, je pensais naturellement à l’Université de Yaoundé pour son importance et le développement des centres universitaires au Cameroun à l'époque. Le Professeur Maxime Haubert, Directeur de l’IEDES me chargeait du suivi de l’affaire. Avant de dire un mot de ma rencontre avec le Chancelier Peter Agbor Tabi, j’aimerais dire un autre sur l’IEDES Paris -1.
Dans le monde, l'IEDES est avec la Queen Elizabeth House de l'Université d'Oxford, le plus ancien institut d’études du développement. Créé en 1957 lors de la vague des indépendances africaines et asiatiques par le gouvernement français, Il est une entité de l’Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne. I’ Institut a toujours su adapté avec le temps ses missions de recherches et de formations sur les mondes en développement. L’IEDES que j’ai connu et dont je fus l’un des administrateurs est celui des années 1985-1996. Ce fut la période où, dans un contexte de déclin du bloc de l’Est, de crises d’endettement en Amérique latine et en Afrique, cet Institut préparait les cadres à l'ajustement structurel et abordait avec les années 90, l’ère de la mondialisation qui allait déboucher sur celui de la numérisation.
De 1989 à 1996, le Professeur Maxime Haubert, sociologue, responsable de missions scientifiques internationales, le dirigera et son Conseil d’administration était présidé de 1990 à 1997 par  Alain Ruellan Directeur général de l’ORSTOM de 1982 à 1987. C’est en ma qualité d’administrateur, élu par le collège étudiant de l’Université de Paris 1 que je désirais rencontrer le Chancelier.
Le Chancelier Peter Agbor Tabi de l’Université de Yaoundé avec qui l’IEDES et moi avions correspondu me reçut sans rendez-vous à ma demande. Lorsque je me présentai à l’accueil de la Chancellerie, je disais venir demander un rendez-vous avec Monsieur le Chancelier. La jeune Dame qui me répondu me dit qu’il n’était plus Chancelier mais Recteur de l’Université de Yaoundé I. J’ignorais tout alors du devenir de l’accord. J’insistais et lui disais que j’avais peu de temps à Yaoundé car il est vrai, je devais me rendre à Dschang. Elle me demanda d’aller voir à son secrétariat. A ma surprise le Recteur Peter Agbor Tabi accepta de me recevoir de suite et le fit entre deux étudiants qui attendaient d’être reçus. Je me présentais en deux mots ; lui disais l’objet de ma visite et m’excusais car, je venais seulement prendre rendez-vous puisque je le savais très occupé. Il me dit qu’au contraire il le faisait avec plaisir.
J’évoquais l’accord de coopération entre l’université de Yaoundé et l’IEDES Paris-1. Le Chancelier m’expliqua que tout avait été fait ; que le ministère de tutelle avait donné son accord ; que l’accord avec l’IEDES étaient fort avantageux autant pour les étudiants que pour les professeurs. L’Université de Yaoundé et l’IEDES pouvaient mettre en place des programmes d’échange des professeurs et d’étudiants. Il me remercia et à travers moi ceux des enfants du Cameroun qui, à l’extérieur pensent à leur pays. Il dit ensuite ses remerciements à l’endroit du Directeur de l’IEDES, le Professeur Maxime Haurbert. Il me donna à la fin de notre entretien le nom de l’enseignant qui, à Yaoundé était chargé du projet et de sa mise en place. A la sortie de l’entretien j’eus une prise de vue avec l’enseignant et nous donnions rendez-vous au rectorat pour le lendemain.
Si je peux regretter que le rendez-vous que l’enseignant  ne put honorer notre rendez-vous et que l’accord avec Yaoundé II ait été oublié, je dois dire que le Chancelier Peter Agbor Tabi a été d’une grande courtoisie et très patriote pour avoir tout fait pour que son ministère de tutelle approuvât l’accord.
Au moment où il n’est plus et compte tenu de l’instant que nous eûmes et évoquâmes le projet d’accord, je salue sa mémoire, adresse à la famille universitaire camerounaise mes mots de réconfort et à sa famille mes sincères et cordiales condoléances.

Daniel Tongning
Ecrivain